
Autrefois un berger veillant sur la campagne
M'expliquait que la terre était un grand jardin,
Où l'homme demeurait un serein baladin
Le fruit avait le goût sucré du bon champagne.
La nature pouvait combler chaque estomac
Les champs de blé doré produisaient les farines
Chacun vivait heureux quelques soient ces racines
Le monde n'était pas comme un bateau sans mat.
On espérait alors, une belle aventure,
Mais quelques uns voulant toujours plus de pouvoir
Ont, sans aucun remord oublié leur devoir,
Donnant à notre terre une triste structure.
C'est ainsi qu'on parla de site industriel
De quelque gaz malsain ou d'usine fumante,
Puis de ruisseau souillé, de vapeur polluante
Des néfastes effets d'un bruyant matériel.
Aujourd'hui quand certains s'alarment pour la terre
Redoutant de ne plus pouvoir y respirer
D'autres n'écoutent pas ces cris désespérés
Ne passant qu'au profit de leur juteuse affaire.
Quel sera l'avenir des enfants de demain
S'ils n'ont pour bien grandir, qu'un horizon morose,
Sans arbre protecteur, sans l'odeur de la rose,
Ni de fraîche cascade à boire dans leur main.