
Il ne me semble pas que nous soyons des victimes de la vie, que nous menions une bataille perdue contre la nature. C'est à mon sens tout le contraire. Nous avons l'immense privilège d'être conscients de notre présence au sein de la nature; nous faisons partie de la vie, nous sommes du vivant au coeur même de la vie. Notre existence n'est pas une bataille perdue mais c'est une formidable expérience que de vivre. Avec tous les risques que cela comporte, les aléas du quotidien, il n'en demeure pas moins que chaque jour est une chance.
L'homme est habité de beauté et d'amour, une puissance faite d'harmonie, une énergie douce et aimante qui lui vient de la Mère. Le jardin lui permet de retrouver un peu son origine.
Il m'arrive de penser que c'est le jardin qui m'aime. Bien sûr, le jardin, c'est de la terre : des cellules, de la matière. Mais le corps aussi est fait de matière. L'amour n'est pas dans la matière mais il est porté par elle ou la matière est dans l'amour.
Le jardin et son jardinier vivent ensemble dans cet amour, même si la terre ne pense pas. Elle ne pense pas et pourtant elle est vivante et incontestablement, il existe une interaction entre le jardin et le jardinier. Le résultat est visible.
ohhhhhhhhhh
je me retrouve beaucoup dans ton écriture
c'est un plaisir de te lire et de te découvrir
bon dimanche